P'tites reflexions de Franck :-)

P'tites reflexions de Franck :-)
Vieille méchante des contes de fées, lubrique beauté ou sage guérisseuse, pour le commun des mortels, l'archétype de la sorcière, n'évoluait guère depuis l'Inquisition.
Les ethnologues, les amateurs de littérature fantastique ou ésotérique étudiaient, fréquentaient les sorcières
Les seventies empreintes de fleurs mystiques amplifièrent l'image de la sorcière féministe indépendante de corps et d'esprit.
Les jeux de rôles démocratisèrent l'entrée dans le monde magique.
Maintenant cinéma, télévision, musique, jeux vidéos permettent de franchir la porte seul, devant un écran. Depuis 30 ans les enfants, les adolescents sont acteurs dans des mondes virtuels où la magie est omniprésente. Rituel, Pentagramme, Astral, Elfes etc sont des concepts familiers.
L'heroic-fantasy est la littérature jeunesse la plus fructueuse, les pages de Tolkien s'animent en images, les sorcières charment par trois, en ce jour de H.Potter qu'est devenue l'image de la sorcière ?


Voici un autre p'tit texte de mon lecteur préféré, celui qui m'aide ds ces recherches... :-) :

Dans les pages papiers ou numériques feuilletées pour l'élaboration de ce blog, les femmes sorcières semblent moins nombreuses que leurs mâles homologues !
Les grandes figures masculines éclipseraient donc les filles de la Déesse ?
La vie remarquable et la qualité des témoignages légués par les principales actrices du magique prouvent que l'expérience et sa révélation ne doivent rien au sexe.
L'emprise patriarcale depuis l'antiquité sur le savoir et sa propagation demeure un obstacle évident.
L'évolution de la parité et l'émergence de mouvements modernes rétablit heureusement l'équilibre.
Un autre approche plus subtile du phénomène lié aux différences du «ressenti magique » entre Femme et Homme semble une piste intéressante...
Me revient en mémoire une discussion sur les ouvrages majeurs «à lire » entre un vieux sorcier et une jeune sorcière :
Les livres, pfffff, nul besoin ! les livres sont en toi...
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# Posté le vendredi 02 décembre 2005 13:14

Modifié le vendredi 22 juin 2007 03:44

Bonjour

Bonjour
Bonjour ou bonsoir
Je crée ce blog avec l'aide de mon ami :-* pour essayer de réunir ttes ces gdes femmes ( Hélèna Petrovna Blavatsky, Carmilla, Lilith, Marie, Alice Bailey, Dion Fortune, Viviane, Morgan..Et bien d'autres ) qui ont su se faire une place ds un monde très masculin lol.

Voici un texte trouvé il y a très longtps, je ne me souviens + de l'auteur, mais c'est un très bel hommage qui leur est rendu.

A toutes celles qui moururent, nues, rasées, torturées.
Ttes celles qui supplièrent en vain la gde Déesse et se firent arracher la langue jusqu'à la racine.
Ttes celles qu'on piqua, tortura, brisa sur la roue pour des péchès de leurs inquisiteurs.
En ttes celles dont la beauté provoqua la fureur de leurs tortionnaires et à ttes celles dont la laideur eut le même résultat.
A ttes celles qui ni belles, ni laides étaient seulement des femmes refusant de se soumettre.
A ts ces doigts agiles, brisés sous la vie,
A ts ces bras graciles désarticulés,
A ttes ces poitrines en fleurs, arrachées avec des pinces brûlantes.
A ttes ces femmes Sorcières, mes soeurs...
Respirant plus librement qd les flammes les emportaient
Sachant, comme elles se dépuiller de leur corps féminin,
La chair desséchée tombant un tel fruit des flammes
Que la mort seule blanchirait, du péchè pour lequel elles mourraient, le péchè d'être une femme
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# Posté le vendredi 02 décembre 2005 14:42

Modifié le vendredi 22 juin 2007 03:44

Carmilla

Carmilla
Carmilla est l'anagramme de Mircalla, comtesse de Karnstein. Depuis des siècles, elle apparaît à intervalles réguliers sous divers noms qui sont tous des anagrammes de l'original, Millarca et Carmilla étant les plus fréquents. Les traits de la comtesse restent inchangés depuis sa mort. Elle surgit toujours sous les traits d'une jeune fille d'à peine 20 ans, à la remarquable beauté. Sa taille dépasse légèrement la moyenne. Elle est mince et merveilleusement gracieuse; ses gestes sont langoureux, et ses grands yeux, qui semblent ne jamais ciller, restent fixés longuement sur les choses. Son teint est resplendissant et ses traits délicats. Ses prunelles sont sombres, immenses et étonnamment brillantes. Quand à sa chevelure, lorsqu'elle roule défaite sur ses épaules, est superbe, longue et épaisse, soyeuse et parfumée, d'un brun chaud aux reflets mordorés.

Carmilla s'exprime d'une voix douce, presque chuchotante. Sa beauté, sa grâce, ses manières exquises et sa conversation la font inviter à tous les bals de la noblesse.

On sait peu de choses sur elle, car elle demeure extrêmement discrète sur ses origines, sa famille, sa mère, sa vie ses projets et son environnements. Elle se protège en prétextant que sa mère lui a fait promettre de ne rien révéler à qui que ce soit, bien qu'elle affirme, pour ne pas blesser ses amis, qu'elle leur dira tout le moment venu. En fait, on connaît d'elle trois choses: son nom est Carmilla, ou tout autre anagramme; sa famille est noble et très ancienne et enfin, elle vit quelque part à l'ouest. Carmilla apparaît toujours, la première fois, accompagnée de sa mère et se liant d'amitié avec une jeune fille de son âge, qui, généralement, vit seule avec son père dans quelque vieille demeure isolée. Les jeunes gens, et surtout les jeunes filles, se prennent d'amitié ou d'amour de façon impulsive, et il est attendrissant pour un père de voir sa propre fille trouver du plaisir, sinon des délices, en compagnie d'une aussi jeune et noble compagne.

Chacune des aventures de Carmilla se déroule selon le même scénarii: sa mère est appelée d'urgence pour une affaire de la plus haute importance et elle doit donc laisser sa fille chérie. Elle la confie donc à cette famille de rencontre qui promet de bien veiller sur sa douce progéniture jusqu'à son retour, dans quelques mois. Selon la comtesse, Carmilla ne peut absolument pas la suivre dans un voyage aussi harassant, car elle est de santé fragile et un peu nerveuse. Comme elle est très belle et sincèrement attachée à leur propre enfant, les pères consentent toujours avec joie à accueillir la jeune Carmilla, ne percevant que le bonheur et la gaieté qu'elle fait entrer ainsi dans leur c½ur et leur morne existence.

Carmilla a des habitudes étranges, surtout pour des hôtes somme toute assez frustres. Par exemple, elle ne descend jamais de sa chambre avant midi, ne prenant alors qu'une tasse de chocolat, sans rien manger. Lorsqu'elle se promène dans la campagne, elle s'arrête rapidement, comme si elle était épuisée;elle s'en retourne alors au château ou bien elle s'assied sur un banc dans le jardin pour se reposer. La nuit, elle s'enferme à double tour car, dit-elle, elle a peur des voleurs depuis qu'un de ces malandrins s'est introduit une nuit dans sa chambre, il y a de cela quelques années, et qu'elle a cru mourir de terreur. Pourtant, une rumeur commence bientôt à circuler: on l'aurait aperçue rôdant à l'orée de la forêt en pleine nuit, telle une âme errante. Elle éprouve de la répugnance envers tous les enterrements. Dès qu'elle aperçoit un cortège funèbre, elle est littéralement prise d'un accès de rage, son teint devient livide, son corps se met à trembler, ses poings se serrent... Mais cet état ne dure qu'un bref instant: elle reprend vite ses esprits, comme si rien ne s'était produit.

Carmilla est une créature extrêmement sensible, d'une grande sensualité; elle tombe amoureuse véritablement et désespérément, amoureuse de sa jeune compagne et n'aspire plus, alors, à rien d'autre qu'à mourir avec elle. Elle l'embrasse sur les joues ou soupire dans son cou; elle garde longuement la main de son amie contre son coeur...

Dès que Carmilla s'installe dans une région, on commence à déplorer un certain nombre de décès, médicalement inexplicables: des femmes trépassent de façon inattendue après une courte maladie de 24 heures. Dans le même temps, la jeune amie de Carmilla, la victime tant aimée et tant chérie, reçoit les visites nocturnes d'une " chose " qui a l'apparence d'un énorme chat aux allures sinistres déambulant sans cesse, comme un fauve en cage. Plus la pièce s'assombrit, plus la " bête " s'approche, pour finalement sauter sur le lit: la victime ressent alors une douleur au niveau de la poitrine, comme si deux aiguilles s'étaient enfoncées dans ses chairs. Carmilla possède deux facultés: elle peut se transformer en chat et se rendre invisible.

La véritable histoire de Mircalla, comtesse de Karnstein est triste et singulière. De son vivant, au cours de l'année 1698, elle fut mordue par un vampire et devint vampire elle-même. Un ancêtre du baron Vordenburg, l'homme qui parvint à la détruire quelques siècles plus tard, l'aimait à la folie, bien qu'il la soupçonnât de vampirisme. Il vivait dans la terreur de voir un jour les restes de son grand amour profanés par des rituels posthumes bien connus et censés exterminer les vampires. Le baron avait laissé un curieux document, dans lequel il s'appuyait sur d'anciens livres d'occultisme pour démontrer que le vampire, une fois " tué " était rejeté vers une existence bien plus horrible encore. Souhaitant épargner un pareil sort à sa bien-aimée, il se rendit au château des Karnstein et prétendit emporter la dépouille de Mircalla: en réalité, il changea seulement l'emplacement de la sépulture, creusant la nouvelle tombe sous des fondaisons inaccessibles. Au moment de mourir, il se rendit compte qu'il avait rédigé un journal révélant tous les détails de cette opération et pouvant guider d'éventuels chasseurs de vampires vers l'endroit secret où reposait Carmilla. Ce journal contenait aussi une confession de la supercherie qu'il avait mise en place.

Le village attenant au château des Karnstein fut abandonné après la mort de la comtesse, et les descendants des domestiques qui la servirent crurent que la comtesse avait été bel et bien trouvée, et que son appartenance au monde effroyable des vampires ayant été prouvée, elle avait finalement été détruite. Mais il n'en était rien, et la belle comtesse continuait à égorger les femmes par centaines, jusqu'au moment où l'on découvrit l'emplacement de son tombeau. On lui perça le coeur, et ses restes, réduits en cendres, furent jetés dans la rivière.

On se sait toujours pas, en revanche qui est cette dame distinguée qui se présentait comme la mère de Carmilla. Ni où elle se trouve en ce moment
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# Posté le vendredi 02 décembre 2005 14:50

Modifié le samedi 03 décembre 2005 15:59

Hélèna Petrovna Blavatsky

Hélèna Petrovna Blavatsky
Helena Petrovna Blavatsky, une des fondatrices de la Société Théosophique, était une femme remarquable qui a eu un grand impact sur la pensée du monde occidental. En son temps, elle a été très controversée à cause de ses capacités remarquables de perception extrasensorielle, sa nature franche et franche, et ses attaques courageuses contre l'hypocrisie et la bigoterie. Même aujourd'hui, elle continue à être le centre de curiosité et d'attention comme étant le précurseur de " nouvelles " idées. Sa grande connaissance métaphysique se manifeste dans son travail littéraire qui a directement ou indirectement a influencé des esprits érudits dans le monde entier.

Helena Blavatsky est né d'une famille noble en Russie. Dès sa plus tendre enfance, elle a attiré l'attention avec sa capacité de produire des phénomènes télépathes. Elle ne s'est pas intéressée à ces capacités en elles mêmes, mais surtout aux principes et aux lois de nature qui les régissent. Elle a étudié les sciences métaphysiques et a voyagé à travers le monde, y compris au Tibet, à la recherche de connaissances cachées. Ces voyages étaient inimaginables pour une femme seule au XIXe siècle. Dans les années 1870 H. P. Blavatsky est arrivée à New York et a créé la Société Théosophique en 1875, avec le Colonel H. S. Olcott, William Quan Judge, et d'autres, .

En 1878, H. P. Blavatsky est devenu citoyenne Américaine, la première femme Russe à le faire. En 1879, elle partit en Indes avec le Colonel Olcott, et en 1882, ils installèrent le siège de la Société Théosophique à Adyar, près de Madras. De nos jours, c'est toujours là que se trouve le siège international de la Société qui existe maintenant dans cinquante pays du monde. En 1885, H. P. Blavatsky est retourné en Europe et s'est installée à Londres où elle a terminé son ½uvre maîtresse, La Doctrine Secrète. La plus grande partie de la connaissance contenue dans ce livre et dans ses autres écrits provient de professeurs orientaux, avec qui elle avait été en relation dans le passé.

À travers un grand nombre d'écrits, H. P. Blavatsky " Madame Blavatsky " ou " HPB ", ainsi qu'on la nomme couramment, a partagé un peu de son immense connaissance des philosophies et des religions du monde, de la sagesse de l'Est et l'Ouest, du symbolisme, de la métaphysique, de la philosophie ésotérique, et leurs applications pratiques à la vie courante. Elle fut un écrivain très prolifique, et a écrit régulièrement des articles pour les journaux et pour magazines sur une multitude de sujets. Ces travaux remplissent 15 volumes.

H. P. Blavatsky a consacré sa vie au service de l'humanité, à rapporter la Sagesse des Anciens dans la conscience de ses contemporains. Cette Sagesse Divine qu'elle a appelé la Théosophie, inspire une compassion pour les souffrances des êtres humains et un altruisme pratique qui ne cherchent pas simplement à alléger les symptômes de misère, mais à supprimer sa cause : l'ignorance de notre unité fondamentale avec toutes les autres existences. La vie et les travaux d'Helena Petrovna Blavatsky sont entièrement orientés vers cet objectif.



Le premier livre fondamental d'H. P. Blavatsky était Isis Dévoilée, en deux tomes. Cet ouvrage a fait sensation quand il a été publié à New York en 1877 ; la première édition de 1.000 livres a été épuisée en 2 jours. En 7 mois, il y eut 3 rééditions. Ces deux volumes tendent à prouver que les Anciens possédaient une savoir qui a été en partie oublié.

L'auteur passe du point de vue des anciens grecs sur la matière et la force soutenu par Pythagore et Platon à la philosophie religieuse kabbalistique développée par les savants Juifs à partir de l'interprétation mystique des Saintes Ecritures. Blavatsky traite de la mythologie dans les textes religieux, des aspects de la magie, des anciens écrits Égyptiens, des philosophies classiques, des religions mondiales, et d'une multitude d'autres sujets. Dans sa préface, elle affirme que le livre est " une défense pour la reconnaissance de la philosophie Hermétique, la plus ancienne des religions de la Sagesse universelle".

L'ouvrage le plus important de Blavatsky est La Doctrine Secrète, qui est paru en 1888 en deux gros volumes, le premier étant consacré à la cosmogénèse, à l'étude de l'origine et du développement de l'univers, et le seconde à la anthropogénèse, à l'étude des origines et du développement d'humanité. Ce livre est la suite d'Isis Dévoilée, mais des thèmes, qui y étaient déjà exposés, sont beaucoup plus développés.

HPB a insisté que le fait que La Doctrine Secrète n'a pas été écrite par " révélation " mais est plutôt un recueil de fragments éparpillés dans des milliers de volumes qui représentent les Saintes Ecritures des grandes religions et des philosophies Asiatiques et pré-chrétiennes Européennes.

La Doctrine Secrète souligne un vaste plan d'évolution concernant l'univers et l'humanité, et les mondes invisibles aussi bien que les mondes visibles dans lesquels la vie existe sous des milliers de formes.
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# Posté le vendredi 02 décembre 2005 14:53

Modifié le samedi 03 décembre 2005 15:58

La sorcière de Jules Michelet

La sorcière de Jules Michelet
Jules Michelet
LA SORCIÈRE
COLLECTION ETUDES & ESSAIS

L'Europe a vécu durant des millénaires d'une haute pensée mystique, elle-même descendue d'autres âges, consacrée au Dieu Cornu et à l'exaltation du principe féminin. Je tiens pour évident que cette spiritualité originelle a été balayée avec violence, dans le feu et dans le sang, par une religion étrangère venue d'Orient : le christianisme. Le Dieu Cornu, protecteur de l'antique humanité de l'Ouest fut appelé Diable et maudit.
Les idoles immémoriales furent abattues, et avec elles il fallut détruire leur support : la femme mère, la femme déesse, la femme femelle, la vraie femme. De beaux esprits d'aujourd'hui dénoncent les méfaits du colonialisme récent : les Indiens effacés, les mages de l'Afrique éteints, les civilisations noires martyrisées. Que ne nous parle-t-on de nos anciens totems, à nous, qui furent renversés ! De notre Dieu, à nous, qui fut avili et pourchassé ! De nos prêtresses, à nous, qui furent exterminées ! De notre femelle qui nous fut retirée ! La vieille Europe, elle aussi, a été colonisée et défigurée.
Oui, Messieurs, j'ose dire cela. Du point de vue purement anthropologique où je me place, l'histoire de l'Église chrétienne est l'histoire d'une guerre menée par l'étranger contre un culte indigène très ancien, très puissant, très profondément enraciné, et d'un crime réussi contre la race humaine femelle tout entière. Nous avons perdu notre moitié, Messieurs. On nous l'a tuée.
Voyons ce crime. Extermination physique sur les bûchers : j'évoquerai les centaines de milliers de vraies femmes, nommées sorcières et brûlées comme telles, et les millions d'autres femmes vaincues et changées par la peur. Je vous renvoie au Michelet visionnaire de La Sorcière, livre admirable et incompris. Extermination par la propagande, arme plus sûre que toutes autres, nous le savons maintenant, et plus efficace à l'époque que l'estrapade, les brodequins et la chemise soufrée. Guerre révolutionnaire menée par la Chevalerie contre la femme vraie au profit d'une nouvelle idole.
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# Posté le vendredi 02 décembre 2005 15:00

Modifié le samedi 03 décembre 2005 17:01